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Sylio

Du désespoir de la balle molle

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Je galère en ce moment même là-dessus, et même si ça peut s'expliquer par un manque de confiance et de forme, une reprise tennistique etc..., il n'en reste pas moins que ce type de balle est compliqué à gérer. Face à ce problème récurrent qui sévit en quatrième série voir même en 3ème série, je propose de faire un sujet d'analyse auquel je vais commencer à contribuer dès ce premier post. En effet, ça fait un moment que je réfléchis là-dessus, alors autant en faire profiter tout le monde.

La balle molle ou le cauchemar tactique

Premièrement donc, il faut bien reconnaître que de nombreux joueurs bloquent sur ce genre de balle. Il faut donc admettre qu'à ce niveau (4ème série au moins), c'est une balle difficile. Certains croient que ce type de jeu les fait craquer car ils ont envie de tout attaquer et finissent par faire la faute. Mais s'ils étaient capables de les renvoyer tranquillement avec régularité, je ne pense pas qu'ils enverraient des pralines à tout va. Non, le mal est plus profond que ça. Et pour le démontrer, nous allons nous intéresser à la trajectoire de la baballe jaune.

Le planté de bâton

Je m'excuse d'avance pour la qualité des schémas. Si quelqu'un veut faire mieux je suis preneur. Pour l'instant, ça permet d'illustrer mon propos, c'est mieux que rien. Voyons voyons une petite comparaison entre la balle de ma grand mère bouffée au préalable par le chien du voisin (alias la balle molle) et celle de Djoko quand il apprend que sa femme le trompe (alias la balle tendue de chez tendue) :

tendueVSmolle.jpg.40ab24d29baee209dcaa43

Et là ça saute aux yeux ! Là où une balle tendue reste longtemps dans notre zone de confort, la balle molle y fait un aller retour en quatrième vitesse avec colissimo. Conséquence immédiate : la balle molle demande un placement beaucoup plus rigoureux. En effet si sur une balle tendue on peut se permettre d'attendre qu'elle nous arrive dessus, ou bien d'être imprécis sur le placement avant/arrière (la zone de confort étant assez large, on devrait arriver à être dedans), il n'en est pas question sur balle molle. C'est simple, plus elle est molle, moins on a de marge sur le placement avant/arrière. Il faut donc non seulement avoir une bonne vision de la trajectoire future de la balle pour repérer avec précision cette mince zone de frappe confortable, mais en plus être extrêmement rigoureux sur son jeu de jambe (alias le planté de bâton, tout s'explique) pour venir se placer dans ladite zone étroite précédemment repérée. Voilà donc la première difficulté, qui explique à elle seule les matchs catastrophes contre nos limeurs préférés. Et je ne vous parle même pas des balles molles avec effet par grand vent... Mais ne vous inquiétez pas, je vais vous donner une autre excuse pour expliquer à femmes et enfants (ou la joueuse du court d'à côté) pourquoi vous paraissez aussi nul alors qu'en fait, vous êtes bon (si si). Et là je vais rappeler le titre que j'ai donné par anticipation (que je suis fort) en parlant d'une tactique qui tient la route.

Tourisme tennistique

Car oui, la balle molle est une idée de génie pour pallier le manque de technique. Que permet la technique ? Hein ? C'est une bonne question ça non ? Ça permet de frimer et de tenter réussir des coups sympatoches. Mais il faut reconnaître qu'aucun coup n'est le méga coup cheaté qui tue tout et qui fait gagner des matchs tout seul. Il a besoin d'être accompagné de 2-3 potes, voir plus si affinité. Vous l'avez compris, je veux vous parler de l'arme de demain (et d'aujourd'hui, et puis d'hier aussi) : la variation. Si vous n'avez pas encore trouvé votre coup droit lifté/à plat, votre slice de revers impeccable et autre grigris plus ou moins gris, la balle molle est faite pour vous. Elle va en effet permettre de faire faire à l'adversaire une visite non guidée du terrain. Et cela découle directement du point précédent ! Quel enchaînement ! Un schéma ? Aller, je sais que vous les aimez.

terrain.de.tennis.neutre.jpg.0617dc7eb6b

Que remarque-t-on ? Outre mes prédispositions artistiques évidentes (je vais voir un schématologue bientôt pour me soigner), on parcourt beaucoup plus de distance pour des balles molles, car on doit être juste derrière le rebond, alors que comme vu en première partie, on peut se permettre "d'attendre" que la balle tendue vienne à nous, et donc garder notre placement en fond de court. On a déjà parlé de la difficulté du placement, voilà qu'en plus on apprend qu'attraper des balles molles nous fait courir plus. C'est à se demander si ce n'est pas la meilleure façon de jouer non ? Rassurez vous, ce n'est pas là où je veux en venir. Si ce n'était qu'un problème physique, vous (pour ne pas dire je) réussiriez au moins vos débuts de match. Or quelque chose me dit que vous plantez (tout comme bibi) vos débuts aussi merveilleusement bien que vos fins de match. Me trompe-je ?

Car le génie (de la lampe) de cette tactique se situe justement dans la variation qu'elle propose (vous croyez qu'elle servait à quoi l'intro sur la variation hein?) ! Des balles tendues vont vous permettre de jouer globalement à la même hauteur de terrain (j'entends par hauteur la direction avant arrière pour vous, sauf si vous jouez à l’égyptienne. La distance au filet quoi !). Comme on l'a vu, on a une large zone de confort pour frapper une balle tendue, et on peut bien souvent se permettre de rester en fond de court. Là où les balles molles excellent, c'est qu'elles vous obligent à varier votre distance au filet (c'est bon tout le monde comprend là ?) quasiment à chaque coup ! Du coup, impossible de se caler : si vous faites 2 fois le même coup sur 2 balles différentes, il y a de fortes chances que l'une des deux soit trop longue ou trop courte. Vous devez à chaque coup adapter votre longueur de balle. Et ça, cette variation constante, n'est pas évidente à gérer du tout (mais alors pas du tout) de prime abord. C'est ce qui en fait un défi technique à bas niveau (même si on est bon, nous 4ème série, pas vrai?).

"- Alors, qu'est-ce qu'on va faire ? - J'en sais rien, qu'est-ce que tu veux faire ?"

Alors que faire ? Et bien déjà prendre en compte ces 2 difficultés, c'est un pas de géant. Déjà parce qu'une des difficultés premières face à cette stratégie de la balle molle, c'est l'aspect mental. Je ne le développe pas ici car ce n'est pas le sujet, mais jouer face à un limeur/poussebaballe/autre_appellation peut être un défi (mental donc, on est sur le mental là vous vous souvenez?). Une fois qu'on comprend 1. que ce n'est pas évident, 2. pourquoi ce n'est pas évident, on aborde les choses différemment. Au lieu d'être perdu sur le terrain à essayer d'appliquer une tactique qu'on a vu sur un forum par exemple, on se concentre sur les points précédemment évoqués ; au lieu de sortir en se disant "je suis nul" suite à une défaite face aux balles molles, on se dit "je n'ai pas été assez rigoureux sur le placement" ou "je me suis fait avoir par ses variations de longueur" par exemple. C'est une explication beaucoup plus tolérable mentalement non? Et surtout, on sait quoi bosser.

Alors bien sûr, je ne contredis pas la justesse des tactiques données sur ce forum, dont j'ai d'ailleurs tenté un recensement ici (je me fais de la pub au passage). En revanche, le but de ce post, c'est de proposer une explication à la baisse du niveau de jeu constatée face aux balles molles (les vilaines), et de proposer des points techniques sur lesquels se concentrer afin de retrouver ses coups et permettre d'appliquer une tactique en adéquation avec son jeu et celui de l'adversaire (le vilain).

Mon premier conseil, c'est de vous échauffer les jambes, notamment quand il fait chaud. Combien de fois avez-vous fait un match "balle molle" sans quasiment transpirer ? On l'a vu, jouer une balle molle requiert de longs déplacements et une rigueur au niveau du jeu de jambe. Vous n'aurez pas besoin de votre explosivité, vous pourrez quasiment y aller en marchant, mais il faudra y aller. Et comme on l'a vu encore une fois, avoir la flemme de faire un petit pas en plus est dramatique (!) contrairement au placement sur une balle tendue. Et comme les balles molles ne vont de toute évidence pas vous faire taper des sprints à longueur de match, si vous n'êtes pas chaud au début, vous ne le serez jamais, et vous n'entrerez jamais dans votre match. Conclusion, il faut qu'au début du premier point du premier jeu du premier set (du premier match, attendez pas la consolante les gars), vous sentiez vos jambes prêtes à faire les efforts. Sachez que vous réagissez mieux en étant fatigué mais chaud qu'en étant froid.

Deuxièmement, concentrez-vous sur le placement. C'est bête hein, mais les balles molles faut leur rentrer dedans (prête à confusion, l'idée n'est pas d'attaquer) avancer vers elles, et non attendre qu'elles avancent vers vous. Il ne faut donc pas hésiter à se rapprocher du rebond bien plus que d'habitude. Je peux vous assurer que si vous êtes trop proches, vous vous en apercevrez et serez capables de faire un coup de m**** qui ne ressemble à rien mais qui passera quand même le filet. De plus vous vous ajusterez petit à petit. En revanche en restant loin, vous allez envoyer des balles n'importe où sans aucune sensation (un peu comme les anglais contre l'Islande en somme, et ça ça fout les jetons).

Enfin, prenez le temps de vous caler niveau longueur. Jouez des coups simples, croisés, sans viser les lignes pour ne pas prendre de risque en début de match de faire trop de fautes en longueur. Vous connaissez le piège de cette variation de longueur maintenant, ne tombez pas dedans. Prenez également le temps de surveiller vos fautes, ça peut vous permettre de voir si vous avez tendance à jouer trop court ou trop long en fonction du placement de la balle adverse (longue, mi-court, courte etc...).

Edit : Retour d'expérience à ce sujet, j'ai un conseil supplémentaire : prendre le temps de regarder où tombent les balles qui nous mettent en difficulté. Je m'explique : étant un adepte du jeu de fond de court, j'ai l'habitude de jouer un peu derrière ma ligne. J'ai remarqué que contre un gars qui joue des balles qui n'avancent pas, je me faisais souvent avoir car je devais pour une balle mi-court faire une grande course en avant et j'arrivais un peu à l'arrache, sans pouvoir faire un bon coup. Depuis que j'ai remarqué ça, je me replace juste un peu plus haut dans ce genre de match. Attention : je ne cherche pas absolument à garder ma ligne de fond, sur une balle longue je peux reculer si nécessaire. Par contre sur le replacement, j'anticipe déjà la balle mi-court pour ne plus me faire avoir. Conclusion : adapter votre replacement !

Merci bien

Voilà ce que je tenais à dire à ce sujet. Encore une fois, je rappelle qu'il faut faire les choses dans l'ordre : d'abord, fixez votre jeu pour avoir accès à votre panel de coups habituel en faisant attention aux points cités dans ce sujet. Ensuite, appliquez la tactique de votre choix pour gagner le match. Croire que la simple application d'une tactique donnée sur ce forum, aussi bonne soit elle, peut permettre de vous faire bien jouer et gagner est une erreur aussi énorme que classique. Je prendrai bien sûr avec grand plaisir tout retour/avis/critique sur ce sujet.

Bonne chance à tous (dont moi) !

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Bravo @Sylio très bonne analyse. tu as bien compris que le tennis se joue avec les jambes.

N’étant pas naturellement puissant j'ai était (suis) confronté comme toi et beaucoup d'autres a ce même défis mental et tactique (et oui le mec en face n'est pas forcement un connard qui ne sait pas jouer).

Perso après être sure d’être bien en jambe et mes coup de base en place je choisis la tactique de variés mes coups, la puissance, les effets, la longueur tout en restant le plus calme possible et patient.

Que la force soit avec toi... et avec ton esprit

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Tout d'abord, merci pour ce beau post et pour les dessins encore plus beaux!

Je ne suis pas trop d'accord avec ton approche uniquement technique. Ce que tu dis techniquement me semble juste. Néanmoins, ce n'est utile que pour un nombre très petit de frappes. En effet, le limeur mou va balancer ses balles molles pendant 3h et donc ce n'est pas possible d'avoir le jeu de jambes de feu et l'engagement qui va avec pendant aussi longtemps. Donc pour en attaquer 2/3 de temps en temps c'est approprié, mais avec la fatigue ça va bacher et badufiler sec...

Sur les balles molles, je suis infiniment moins ambitieux, je renvoie une balle molle, soit une cloche, soit au centre, soit sur le point faible en prenant bien entendu de la marge avec les lignes et le filet. Juste de quoi ne pas me faire dégommer sur le coup suivant. Je ne me fatigue pas à me placer, à prendre la balle au bon moment, j'y vais comme je peux et je pousse (j'encourage même à être mal placé, car cela permet de ne pas se voir trop beau et d'éviter les montées de testostérone.).

Le but du jeu contre les limeurs mous est de leur faire jouer des coups de tennis. Pour cela, il n'y a que 2 choses à faire:

1) remettre leurs balles pourries dedans

2) se placer de manière à les obliger à jouer autrement (par exemple monter à la volée, ouvrir un côté...). Perso je privilégie la volée et le passing de revers sur balle molle raisonnablement bien placée (celle que je renvoie) n'est pas un exercice des plus faciles.

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il y a 5 minutes, beben22 a dit :

Bravo @Sylio très bonne analyse. tu as bien compris que le tennis se joue avec les jambes.

N’étant pas naturellement puissant j'ai était (suis) confronté comme toi et beaucoup d'autres a ce même défis mental et tactique (et oui le mec en face n'est pas forcement un connard qui ne sait pas jouer).

Perso après être sure d’être bien en jambe et mes coup de base en place je choisis la tactique de variés mes coups, la puissance, les effets, la longueur tout en restant le plus calme possible et patient.

Que la force soit avec toi... et avec ton esprit

Merci ! Je pense qu'effectivement la variation sans prendre de risque est une bonne tactique, une fois qu'on est bien dans le match. Il faut juste faire attention à ne pas l'introduire trop tôt, ou à ne pas chercher à varier plus que ce qu'on sait faire, car on risque de se dérégler. Tout est affaire de compromis évidemment.

il y a 1 minute, kramer a dit :

Tout d'abord, merci pour ce beau post et pour les dessins encore plus beaux!

Je ne suis pas trop d'accord avec ton approche uniquement technique. Ce que tu dis techniquement me semble juste. Néanmoins, ce n'est utile que pour un nombre très petit de frappes. En effet, le limeur mou va balancer ses balles molles pendant 3h et donc ce n'est pas possible d'avoir le jeu de jambes de feu et l'engagement qui va avec pendant aussi longtemps. Donc pour en attaquer 2/3 de temps en temps c'est approprié, mais avec la fatigue ça va bacher et badufiler sec...

Sur les balles molles, je suis infiniment moins ambitieux, je renvoie une balle molle, soit une cloche, soit au centre, soit sur le point faible en prenant bien entendu de la marge avec les lignes et le filet. Juste de quoi ne pas me faire dégommer sur le coup suivant. Je ne me fatigue pas à me placer, à prendre la balle au bon moment, j'y vais comme je peux et je pousse (j'encourage même à être mal placé, car cela permet de ne pas se voir trop beau et d'éviter les montées de testostérone.).

Le but du jeu contre les limeurs mous est de leur faire jouer des coups de tennis. Pour cela, il n'y a que 2 choses à faire:

1) remettre leurs balles pourries dedans

2) se placer de manière à les obliger à jouer autrement (par exemple monter à la volée, ouvrir un côté...). Perso je privilégie la volée et le passing de revers sur balle molle raisonnablement bien placée (celle que je renvoie) n'est pas un exercice des plus faciles.

Attention, je n'encourage absolument pas les attaques à tout va ! Bien au contraire ! Quand je parle de placement et de jeu de jambes, je ne parle pas de balancer la sauce sous prétexte qu'on se sent bien placé. Je dis juste qu'il faut savoir que pour taper une balle molle de manière normale, avec son coup régulier habituel, il faut être très rigoureux sur le placement et se forcer à être plus proche du rebond, car la balle ne nous arrive pas dessus d'elle même. Ce n'est pas un effort physique énorme, c'est plus de la concentration, car on a largement le temps d'aller sur ce type de balle. On est rarement en retard sur une balle molle quand même, exception faite de l'amortie. Une fois bien placé, libre à toi de décider quel coup tu veux faire, mais au moins tu auras un contact avec la balle en adéquation avec ta position habituelle sur balle tendue (hauteur de balle, position par rapport au corps) et tu retrouveras des repères et des sensations (normalement).

Ce que tu préconises dans tes conseils est de l'ordre de la tactique. Tu n'as pas tort, mais moi je voulais simplement expliquer pourquoi on n'arrive même pas à sortir ses coups normaux réguliers sans forcer, et comment les retrouver. Après tu appliques la tactique que tu veux ! Pour t'expliquer d'où vient cette réflexion, lors de certains de mes matchs, je ne faisais pas 2 coups sans faire de faute, que j'attaque ou non. Dans ces cas là, comment veux-tu parler de tactique à suivre ? Il faut d'abord trouver une solution pour au moins renvoyer la balle. C'est ce que j'ai finalement compris et que je voulais faire passer ici. La tactique c'est bien, mais il faut d'abord savoir renvoyer la balle d'une façon ou d'une autre.

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il y a 14 minutes, kramer a dit :

Le but du jeu contre les limeurs mous est de leur faire jouer des coups de tennis. Pour cela, il n'y a que 2 choses à faire:

1) remettre leurs balles pourries dedans

2) se placer de manière à les obliger à jouer autrement (par exemple monter à la volée, ouvrir un côté...). Perso je privilégie la volée et le passing de revers sur balle molle raisonnablement bien placée (celle que je renvoie) n'est pas un exercice des plus faciles.

Le problème, c'est que les mous de la balle, étant habitués, touchent souvent de bons lobs quand on monte au filet. :/ Le passing semble la meilleure solution. Je rajouterais, les faire monter EUX au filet (slice court sur revers ou même amortie), car souvent ça va dérégler leur jeu de fond, et ils n'y sont pas souvent adroits.

En tout cas, super post. Si tu y a consacré autant de temps, tu dois VRAIMENT détester les jouer ces pauvres rameurs :P

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il y a 13 minutes, Sylio a dit :

Merci ! Je pense qu'effectivement la variation sans prendre de risque est une bonne tactique, une fois qu'on est bien dans le match. Il faut juste faire attention à ne pas l'introduire trop tôt, ou à ne pas chercher à varier plus que ce qu'on sait faire, car on risque de se dérégler. Tout est affaire de compromis évidemment

Toutafé tu as bien complété mes propos

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J'ai corrigé le passage qui prêtait à confusion "les balles molles il faut leur rentrer dedans". Je voulais dire qu'il fallait s'en rapprocher, car elles ne viennent pas à nous, et non qu'il fallait s'engager dedans pour attaquer ce qui est trop risqué sans la maîtrise.

il y a 19 minutes, Okwolus a dit :

Le problème, c'est que les mous de la balle, étant habitués, touchent souvent de bons lobs quand on monte au filet. :/ Le passing semble la meilleure solution. Je rajouterais, les faire monter EUX au filet (slice court sur revers ou même amortie), car souvent ça va dérégler leur jeu de fond, et ils n'y sont pas souvent adroits.

En tout cas, super post. Si tu y a consacré autant de temps, tu dois VRAIMENT détester les jouer ces pauvres rameurs :P

Encore une fois, la tactique à adopter dépend de chacun. Et je pense honnêtement que vous avez tous les deux raisons. Si tu as un excellent slice et une bonne volée et qu'en plus tu fais 2m, te mettre des lobs ça va pas être évident par exemple. Mais encore une fois, j'ai essayé d'expliquer la perte de son niveau et comment le retrouver un minimum, et non pas quelle tactique adopter pour gagner. Pour la tactique, j'ai d'ailleurs renvoyer à un autre sujet. En gros, oubliez le côté match, pensez juste que vous essayez de faire des échanges tout bêtes avec un limeur et que vous n'y arrivez pas. Que faire ? C'est la question que je me suis posé. 

Ce n'est pas que je les déteste, je déteste surtout perdre complètement mon jeu en match. Cette sensation de ne rien pouvoir faire, de ne lutter que contre soi-même est très frustrante. Après ce n'est pas que contre les rameurs ! On peut avoir ce problème quand on essaye de faire jouer un débutant (et on se tape la honte : "mais en fait t'es nul !") ou en match contre un adversaire qui sort des balles molles de temps en temps. Les rameurs restent des experts, bien entendu.

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Bravo pour ce post !!! :gourou:

Il y a aussi un fait, c'est que les pousse-baballes aiment avoir du temps. En montant les balles, ils ont le temps de se replacer et sont prêts pour répondre à un nouvel assaut. Une méthode consiste à le savoir et à leur voler du temps, donc à jouer les balles montantes et non descendantes. En tout cas, je sais d'expérience qu'il est compliqué de les battre à leur propre jeu.

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Merci pour cet éclaircissement !!

C'est vrai que je savais qu'il était souvent plus facile de jouer contre meilleur que soi que contre plus faible, c'était un fait acquis. Mais maintenant, je comprends beaucoup mieux pourquoi !

Je vais travailler à aborder les balles molles autrement, désormais.

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Merci pour ce post ! 

Finir le point sur une balle courte, mollasse, c'est mon principal problème en ce moment... Des fois je fais tout le point, j'ai baladé mon adversaire à droite, à gauche, un contre-pied par-ci, ou un enchaînement amorti-lob... si c'est pas un coup gagnant (ce qui m'arrive quand même souvent, n'étant pas du genre à savoir envoyer des pralines sur les lignes), l'adversaire me remet une balle molle comme il peut (surtout mon partenaire habituel qui est capable de courir dans tous les sens pour tout remettre...) et ça finit systématiquement dans le filet ou dehors (souvent trop long !). 

J'ai essayé pour contrer ça de monter à la volée, mais la balle molle à la volée c'pas évident non plus, surtout quand on est pas un bon volleyeur ! ;)

Je vais mettre en application tes conseils, ainsi qu'essayer les tactiques citées ci-dessus. 

Ce post devrait être lu par tous les 4ème série ! :D

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Il n'y a pas qu'en 4ème série qu'on rencontre des personnes qui jouent des balles molles, qui te poussent à la faute. Il y en a à tout les niveaux. En jouant des matches on s'aperçoit que quand ce type de joueur réussit à nous battre c'est qu'il est meilleur point final.

Des crocos classé 40 avec tout le respect que je leur dois je m'en sort. Des Crocos à 15/3 par ex c'est chaud pour moi vu que en plus des balles molles :

ça court plus vite

ça sert souvent mieux

c'est de plus en plus difficilement débordable et perso il me manque du nivau pour le faire. Bref le gars en face même s'il a un jeu pourrit est fondamentalement meilleur avec son style de jeu.

Moralité tout ce qui est dit au dessus est vrai et très utile (la zone confort de frappe le déplacement avant arrière etc...) et cela donne des pistes pour continuer de bosser.

Mais sur un match c'est toujours le meilleur qui gagne -, et pas nécessairement celui qui à le plus beau jeu ;) 

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Et malheureusement je trouve qu'il y a de + en + de crocos ... J'ai l'impression de ne quasiment plus jouer d'attaquantes.

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Le 28/06/2016à13:57, kramer a dit :
Il y a 7 heures, Mithrandir a dit :

Il n'y a pas qu'en 4ème série qu'on rencontre des personnes qui jouent des balles molles, qui te poussent à la faute. Il y en a à tout les niveaux. En jouant des matches on s'aperçoit que quand ce type de joueur réussit à nous battre c'est qu'il est meilleur point final.

Des crocos classé 40 avec tout le respect que je leur dois je m'en sort. Des Crocos à 15/3 par ex c'est chaud pour moi vu que en plus des balles molles :

ça court plus vite

ça sert souvent mieux

c'est de plus en plus difficilement débordable et perso il me manque du nivau pour le faire. Bref le gars en face même s'il a un jeu pourrit est fondamentalement meilleur avec son style de jeu.

Moralité tout ce qui est dit au dessus est vrai et très utile (la zone confort de frappe le déplacement avant arrière etc...) et cela donne des pistes pour continuer de bosser.

Mais sur un match c'est toujours le meilleur qui gagne -, et pas nécessairement celui qui à le plus beau jeu ;) 

 


J'en ai vu un donc classé 15/3,  il y a 5 jours (qui jouait contre un de mes sparings) ... c'était assez drôle. Match en 3 sets, jeux très très très poussif (accessoirement,il veut devenir DE ... Sachant qu'il a pas attaqué une seule balle, je reste dubitatif. XD).
C'était franchement, mais franchement du grand n'importe quoi ... alors à dire, "c'est le meilleur qui gagne", je ne suis franchement pas d'accord.
D'ailleurs, j'ai donné un conseil à mon sparing pendant le match (ouais, techniquement on a pas le droit), c'est de ne plus faire de première balle, ça ne sert strictement à rien sur le ratio, et des deuxièmes balles suffisent largement pour ce "genre de match" (ce qu'il a fait et du coup, il s'est économisé pour le tour d'après).

J'ai bugué sur le post de Kramer, mais je trouve qu'il a raison, il vaut mieux y aller à l'économie et "juste" faire courir le pousseur sans se prendre la tête ... même la méthode rouleau compresseur, je trouve ça trop ambitieux mais bon ...

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Effectivement les crocodiles existent à tous les niveaux et pas seulement en 4ème série. J'en ai récemment vu un classé...2/6 !
Il jouait en tournoi contre un 3/6.  Aucune prise d'initiative, que des coups bombés de fond de court avec 70% de coups droits choppés (!). Pas des slices aggressifs rasants et long,  des chops flottants qui atterrissaient au milieu du terrain.
En revanche, une lecture du jeu, un déplacement et une main exceptionnelle. Undébordable, mettait l'effet qu'il voulait dans la balle dans n'importe quelle position et une défense sans faille. Il suffisait qu'il touche la balle pour tirer un  passing ou un lob lifté imprenable.
 

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Vache la galère totale !!!

Mon premier réflexe en recevant des gros ronds, c'est d'en remettre en réponse, en confiance (faut en pratiquer en entrainement, ça aide) et de slicer ras et court en revers. Sur des ronds courts j'ai tenté avec succès des volées liftées, mais c'est plus risqué et ça ne marchera pas avec un bon remiseur qui a des jambes ou qui joue long.

Je rejoins Kramer sur pas mal de points, notamment le fait d'ouvrir le court.

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Le 28/06/2016à13:24, Sylio a dit :

Je galère en ce moment même là-dessus, et même si ça peut s'expliquer par un manque de confiance et de forme, une reprise tennistique etc...,

...

Bonne chance à tous (dont moi) !

Ce magnifique post semble avoir été écrit exactement pour le genre de galère dans laquelle je patauge lamentablement en ce moment. Et c'est bien de le voir analysé ainsi de l'extérieur, et de manière aussi pertinente, moi ça me rend tellement dingue que je n'ai plus la tête assez froide pour le faire.

Donc, merci, vraiment, je pense que ça va m'être utile. :)

 

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Petite remontée sur ce sujet que j'ai trouvé bien détaillée... Il faut aussi bien travailler les differentes préparations (écourtées notamment sur les balles courtes) car c'est important pour bien frapper et controler quand on se retrouve a mi-court (c'était évoqué d'ailleurs que ca ne se joue pas pareil techniquement)

Sinon a un moment j'avais pensé prendre un tableau sur le court pour expliquer certains principes pasque je suis plutôt visuel et les dessins me confortent la dedans, c'est bien parlant je vais finir par le faire :P

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J'ai pris 0 et 1 ce WE contre un joueur qui savait y faire. Balles molles et assez hautes sur mon revers , amorties de coup droit hyper fréquentes sur mon revers (il n'en n'a pas loupé une), coup droit croisé rapide, excellent dans le petit jeu au filet.
J'étais assez nerveux, trop pour ne pas tomber dans le piège : pas mis assez de jambe dans mon slice de revers, un nombre indécent dans le filet, au set 1.
Mentalement il m'a tué :
- je me suis refusé à frapper fort en coup droit, le cul entre deux chaises tout le match à me demander si je devais y aller ou pas
- j'ai commencé à marquer des points en ne faisant rien d'autre que renvoyer dès balles molles jusqu'à la faute adverse, mais mon impatience a vite repris le dessus.
- il remettait très bien mes slices courts croisés (oui, il montait au filet sans pb), avec une très bonne patte ensuite
- suis monté au filet en jouant long de ligne : m'a fait des passings croisés en coup droit (pas des balles molles ) et de superbes lobs en revers avec un contrôle de balle excellent
- me suis engouffré aussi tout le premier set sur son deuxième service très court, à plat sans rebond : je me plaçais 2.50 dans le court et en mettais beaucoup trop ensuite, manque de calme.
- la goutte qui a fait déborder le vase au second set : je m'acharne sur un jeu de service pendant 10min pensant mener 2/1..(break /contre break)...je perds... Il m'annonce 3/1 à raison...m'en suis pas remis mentalement, j'ai donné les 3 derniers jeu, plus envie de jouer.

Bon, je n'étais peut être pas dans de très bonnne conditions : ma souris et mon clavier avaient volés la veille au boulot, pas loin de la crise de Burnout, apparemment ça se voyait m'a t il confié ensuite...
J'ai fait l'effort de me poser les questions sur quoi faire aux pauses, mais je me sentais tellement couillonné sur ces amorties, carrément vexé, la mayonnaise remontait à chaque fois.

Un match à oublier... Ou pas !

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Ça semble tout de même être un adversaire adroit, avec un jeu plutôt varié, non ?

Avec de la confiance, contre un joueur stressé / nerveux, c'est tout bon...

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Oui, pas un rameur standard. Bon toucher et coup de poignet, et il accélérait juste en cas de besoin ou d'opportunité en coup droit.
Je fus un bon candidat sur ce coup là.

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Je compatis à ta détresse. 

Se farcir un match compliqué à gérer quand son état nerveux ne tient déjà plus qu'à un fil avant même de commencer le match, c'est très désagréable.

Surtout que la clé, je pense contre un joueur comme lui, c'est justement le calme et la patience.

Moi, contre ce type de joueur, j'essaye généralement de le fixer simplement loin, au centre du terrain. Ne pas lui donner d'angle et attendre la bonne balle, un peu plus courte dans une zone du terrain où je me sens à l'aise (pour moi, au centre, entre le carré de service et la ligne de fond) et de varier le plus possible mes attaques pour ne pas qu'il anticipe.

comme toujours, facile à dire mais moins à faire.

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Ca sort un peu du sujet originel mais il se peut simplement que ton adversaire ait senti ta frustration venue du boulot et qu'il n'ait pas forcé son talent en te laissant faire les fautes. Ca se fait parfois, ce n'est pas gratifiant mais ça peut permettre de retrouver des sensations sur certains coup ;)

Pour le sujet initial j'ai également de genre de problèmes qui, je trouve, se raréfient quand même en montant en classement. J'ai un jeu très lifté, peu de patience (même si j'y travaille) et beaucoup de mal à mettre de la vitesse sur ces balles mais (que je l'ai remarqué également sur le service) mettre du poids sur la jambe "de devant" aide un peu à s'engager dans un balle sans vie

Je garde les conseils cité précédemment pour les tester dans un match futur (le faire monter, laisser des ouvertures pour l'inciter à tenter des choses, monter sur des slices pour limiter les lobs)

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En lisant le titre de ce topic, j'ai repensé à mon premier prof de tennis qui me racontait qu'il est devenu 4/6 comme cela. Il maitrisait son jeu mais prétendait que les jeunes étaient tellement habitué au boum boum qu'ils étaient déstabilisé au placement quand il faisait des balles molles. De plus, elles étaient placé dans des endroits stratégiques sur le terrain.

 

Je l'ai vu jouer un jour en tournoi et effectivement , il fait le mou et son jeu c'est balles molles placées. par contre service plat ou lifté tendu.

 

 

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Il y a 9 heures, Ichiflo a dit :

Ca sort un peu du sujet originel mais il se peut simplement que ton adversaire ait senti ta frustration venue du boulot et qu'il n'ait pas forcé son talent en te laissant faire les fautes. Ca se fait parfois, ce n'est pas gratifiant mais ça peut permettre de retrouver des sensations sur certains coup

oui, ça fait partie du jeu, faut l'accepter.

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Il y a 20 heures, nutsola a dit :

En lisant le titre de ce topic, j'ai repensé à mon premier

Oui moi aussi. ^_^

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